La Bible Expliquée · Genèse · Prédication 11
La bénédiction et la trahison
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Dieu peut-il accomplir son dessein au milieu d’une famille profondément brisée ?
Dans Genèse 27, le Dr Toby Holt suit Isaac, Rébecca, Jacob et Ésaü au cœur d’une famille déchirée par le favoritisme et la tromperie. Isaac veut transmettre la bénédiction à Ésaü malgré la parole de Dieu ; Rébecca complote ; Jacob ment. Pourtant, Dieu accomplit son dessein sans excuser leur péché et montre que sa grâce souveraine sauve des rebelles.
Questions auxquelles cet épisode répond :
- Pourquoi Isaac voulait-il bénir Ésaü malgré la parole que Dieu avait donnée à Rébecca ?
- Comment Dieu accomplit-il son dessein sans approuver la tromperie de Rébecca et de Jacob ?
- Que révèle cette famille brisée sur le péché humain et la souveraineté divine ?
- Comment Genèse 27 nous conduit-il à la grâce offerte en Jésus-Christ ?
Passage principal : Genèse 27
Le Dr Toby Holt est président du New Geneva Theological Seminary, et ses prédications ont été téléchargées plus de 1,9 million de fois sur SermonAudio. Retrouvez davantage d’enseignement biblique verset par verset sur newgeneva.org et soutenez ce ministère sur newgeneva.org/give.
Traduit et doublé à partir du sermon original en anglais du Dr Toby Holt.
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Chapitres
- 0:05 La bénédiction : élection au milieu du péché
- 1:09 Le sens de la bénédiction dans l’alliance
- 1:57 L’alliance avec Abraham : la promesse transmise
- 4:54 Isaac veut renverser l’ordre établi par Dieu
- 5:34 L’élection souveraine : le cadet dominera l’aîné
- 6:43 Le complot autour de la bénédiction (Genèse 27.1-10)
- 10:52 Pourquoi Isaac préférait-il Ésaü ?
- 16:18 La tromperie : Jacob ment à son père (Genèse 27.18-24)
- 21:02 Le péché dans la famille des patriarches
- 22:04 Dieu agit au milieu des familles brisées
- 24:23 La bénédiction accordée et le dessein souverain de Dieu
- 28:58 Jacob lutte contre la volonté de Dieu
- 31:32 La persévérance des saints : son amour ne se perd pas
- 32:19 L’Évangile : Dieu sauve les rebelles par Jésus-Christ
Transcription
Très bien. Dans le texte d’aujourd’hui, un combat va se livrer autour d’un mot des plus inattendus : le mot « bénédiction ». Maintenant, laissez-moi vous poser une question. Arrêtons-nous un instant. Au cours de la semaine écoulée, quelqu’un vous a-t-il béni ? Quelqu’un vous a-t-il béni ? Je parie que oui. Et savez-vous quand cette personne vous a béni ? Savez-vous à quelle occasion vous avez reçu cette bénédiction ? Vous avez éternué. Voilà la grande ironie du christianisme évangélique nord-américain du vingt-et-unième siècle : dans notre culture, c’est le plus souvent lorsqu’une personne éternue qu’on lui dit : « Que Dieu vous bénisse ! » Voilà pourquoi nous abordons ce texte avec le regard de chrétiens évangéliques nord-américains du vingt-et-unième siècle.
Nous le lisons et nous nous demandons : mais qu’a donc cette bénédiction de si particulier ? Quelle valeur a-t-elle ? Pourquoi se la disputait-on ? Pourquoi cette question de la bénédiction provoquait-elle un tel conflit ? Eh bien, pour répondre à cette question, pour comprendre le texte, il faut nous rappeler ce que représentait une bénédiction dans ce contexte. Dans ce contexte, une bénédiction était ce que vous pouviez posséder ou désirer de plus précieux. Pourquoi ? Eh bien, si vous vous en souvenez, lorsque nous remontons à Genèse 12, à Genèse 15 et aux chapitres qui suivent, le Dieu de toute la création porte son regard sur tout ce qu’il a fait et, parmi tous les peuples de la terre entière, il en choisit un seul.
Quel était son nom ? Il commence par un A. Abraham. Et Dieu lui dit : « Toi, oui, toi. Tu ne m’as donné aucune grande raison de te choisir. Tu n’as rien fait pour gagner cela, tu ne l’as pas mérité, tu n’en es pas digne. Pourtant, toi, Abraham, parmi tous les peuples de la terre entière, je vais te faire une promesse, et cette promesse va prendre plusieurs formes. En voici une. Premièrement, même si tu es déjà un vieil homme et que ta femme est âgée, tu vas avoir un fils. Tu vas avoir un fils, et ce fils aura à son tour des fils, des enfants et des petits-enfants, si bien qu’un jour, toi qui n’as pas d’enfant, toi dont la femme est stérile, tu auras plus de descendants qu’il n’y a d’étoiles dans le ciel au-dessus de toi et de grains de sable sous tes pieds.
Tu auras davantage de descendants. » Voilà donc l’une des promesses. La deuxième promesse faite par Dieu à Abraham était qu’un jour, par sa lignée, Abraham posséderait un pays grand et merveilleux, un pays où coulent le lait et le miel, un lieu où vivraient sa postérité, ses descendants, un lieu que nous appelons aujourd’hui Israël. À cette époque, on l’appelait le pays de Canaan, mais Dieu dit : « Ce pays sera à toi. » La troisième promesse de Dieu était que non seulement la postérité et les descendants d’Abraham seraient bénis en leur temps, mais qu’ensuite, dans les temps à venir, toutes les nations seraient bénies. En d’autres termes, Dieu lui dit : « Abraham, je vais faire de toi une nation.
Toi, malgré ton grand âge et ton absence d’enfant, une grande nation sortira de ta lignée. Et cette lignée, cette nation, ce peuple seront bénis. Je conclurai une alliance avec eux. J’habiterai au milieu d’eux. Je leur enseignerai mes lois. Mais un jour, la terre entière sera bénie par toi. Plus précisément, par ta foi, ô Abraham. » Et comme nous l’avons vu dans le chapitre qui a suivi, Abraham a fait preuve d’une grande fidélité. D’une très grande fidélité. Mais, en même temps, il a péché à maintes reprises. Pourquoi ? Parce qu’Abraham n’était pas différent de vous et de moi. C’était un homme de chair et de sang, enclin à faire ce qui est mal.
Il devait lutter contre sa nature pécheresse. Ainsi, tout en étant un homme d’une grande foi, il était aussi un pécheur. Or, comme nous l’avons vu au cours des semaines qui ont suivi notre première étude d’Abraham, ces mêmes réalités, ces mêmes traits, se sont également retrouvés chez son fils. Son fils Isaac, que nous retrouvons dans ce texte, est alors un vieil homme. Isaac était lui aussi un homme de foi, et il faisait confiance à Dieu. Il croyait que les bénédictions données par Dieu à son père, puis transmises à lui-même, seraient effectivement transmises à son propre fils, puis encore à ses descendants, de génération en génération. Mais voici ce qui va se produire dans le texte d’aujourd’hui : Isaac va prendre l’ordre établi par Dieu, le plan de Dieu quant à la transmission de ces bénédictions de génération en génération, et il va chercher à le renverser.
Vous voyez, Isaac avait deux fils. Comment s’appelaient-ils ? Jacob et Ésaü. Lequel des deux Dieu aimait-il ? Je suis heureux que personne n’ait répondu Ésaü. Dieu aimait Jacob. Dieu avait choisi Jacob. Lorsque Rébecca — Rébecca, la femme d’Isaac — devait avoir un enfant, Dieu lui dit : « Hé, Rébecca, tu vas avoir un enfant. » C’était surprenant, car elle aussi était restée stérile pendant longtemps. « Tu vas avoir un enfant. Pas seulement un enfant. Tu vas en avoir deux. Tu vas avoir des jumeaux. Et une guerre va littéralement se livrer dans ton sein. Oui, tu vas avoir des jumeaux. Mais lorsqu’ils viendront au monde, le plus jeune, oui, le plus jeune dominera l’aîné.
» Rébecca avait compris qu’à la naissance des enfants, la promesse de Dieu — les promesses qu’il avait faites d’abord à Abraham et qui étaient passées par Isaac — serait désormais transmise par son fils Jacob. Mais dans le texte d’aujourd’hui, nous allons voir qu’Isaac a un autre projet. Pourquoi ? Je n’en sais rien. Peut-être n’aimait-il pas Jacob. Quoi qu’il en soit, Isaac va chercher à transmettre sa bénédiction et ses promesses, à faire d’Ésaü le dépositaire de l’alliance qui lui avait été transmise, alors même qu’Ésaü est incontestablement le pire des deux choix. Et dans ce texte, nous allons voir tout le drame familial qui va se dérouler au fil de cette affaire.
Très bien, je vais relire les versets 1 à 10. Nous n’allons pas parcourir tout ce passage aujourd’hui, mais je vais m’arrêter sur quelques portions choisies afin de dégager l’ensemble du récit avant de conclure. Voici donc les versets 1 à 10. Il arriva, lorsqu’Isaac fut devenu vieux — lorsqu’Isaac fut devenu vieux et que ses yeux s’étaient tellement affaiblis qu’il ne pouvait plus voir — qu’il appela Ésaü, son fils aîné, et lui dit : « Mon fils. » Dès ce premier verset, nous voyons que le projet d’Isaac s’écarte de celui de Dieu. Rébecca avait certainement dit à Isaac que Dieu avait désigné Jacob. Dieu avait dit que ce serait Jacob. Mais Isaac n’aimait pas Jacob, ou du moins il ne l’aimait pas autant qu’il aimait Ésaü.
Voilà donc la situation. Le temps passe, Isaac vieillit. Ses yeux ne voient plus très bien. Et il se dit : « Ah, la mort vient à ma rencontre. Je sens son souffle glacé qui me talonne. Que faire ? Eh bien, je dois mettre de l’ordre dans mes affaires. Viens, mon fils. Viens, mon fils. Ésaü, viens donc, viens, viens. » C’est ce que nous voyons au verset 1. Isaac était devenu vieux. Ses yeux s’étaient affaiblis. Il ne pouvait plus voir. Il appelle Ésaü et lui dit : « Mon fils. » Ésaü lui répond : « Me voici. » Alors son père Isaac lui dit : « Voici, je suis déjà vieux, et je ne connais pas le jour de ma mort. Maintenant donc, je te prie, prends tes armes, ton carquois et ton arc.
Va dans les champs et chasse du gibier pour moi. Prépare-moi un mets savoureux comme je les aime et apporte-le-moi, afin que je mange et que mon âme te bénisse avant que je meure. » Or Rébecca écoutait. Je veux dire, ils vivent sous une tente. Ce n’est pas bien difficile d’entendre ce qui se dit. Au verset 5, Rébecca écoute pendant qu’Isaac parle à Ésaü, son fils, puis Ésaü part dans les champs pour chasser du gibier et le rapporter. Alors, au verset 6, Rébecca parle à Jacob, son fils, et lui dit : « J’ai entendu ton père parler ainsi à Ésaü, ton frère : “Apporte-moi du gibier et prépare-moi un mets savoureux, afin que je mange et que je te bénisse devant l’Éternel avant ma mort.” Maintenant donc… » Elle parle à Jacob, vous savez, à voix basse : « Viens, Jacob.
Jacob, Jacob. Maintenant donc, mon fils, écoute ma voix et fais ce que je vais t’ordonner. Va au troupeau et rapporte-moi deux jeunes chevreaux, deux beaux jeunes chevreaux du troupeau. J’en préparerai pour ton père un mets savoureux comme il les aime. » Vous savez, Rébecca était mariée à cet homme depuis longtemps. Elle savait ce qu’il aimait manger. Alors elle se dit : « Je m’en charge. Ésaü va être bien occupé. Moi, je vais préparer cela très vite. » Au verset 10, elle poursuit : « Tu l’apporteras à ton père. Toi, Jacob, tu l’apporteras à ton père, afin qu’il le mange et qu’il te bénisse avant sa mort. » Très bien, arrêtons-nous là. Dans les versets 1 à 10, Isaac approche de la mort, comme son père Abraham avant lui.
Abraham avait eu deux fils : Isaac et… quel était le nom de l’autre ? Ismaël. Et l’alliance ne devait absolument pas être transmise par Ismaël, mais par Isaac. Et c’est bien ce qui s’est produit. Ici, Isaac sent que sa propre fin approche. Il dit : « Je ne connais pas le jour de ma mort, mais il se rapproche. Je ne peux même plus voir. » Alors il se dit qu’il est temps de mettre sa maison en ordre. Mais, encore une fois, il avait sans aucun doute réfléchi à tout cela depuis un certain temps. Il s’était demandé : « Que vais-je faire lorsque le moment viendra ? » Eh bien, maintenant, le moment est venu. Et bien qu’il soit nécessairement au courant de la décision de Dieu, il dit en substance : « Je ne vais tout simplement pas en tenir compte.
Ésaü, viens ici, mon garçon. J’ai faim. Prépare-moi ce merveilleux ragoût. » Vous savez, la semaine dernière, il était fascinant de voir combien de fois un bon plat savoureux intervenait dans les péchés qui se commettaient. Vous vous souvenez ? La semaine dernière, le droit d’aînesse avait été volé pour un bon plat de ragoût. Ici, Isaac a faim. Alors il dit : « Allez, Ésaü, va préparer ce ragoût. Prépare-le comme je l’aime. Et lorsque tu reviendras, je te bénirai. » Maintenant, pourquoi préférait-il Ésaü ? Pourquoi Isaac préférait-il Ésaü ? Eh bien, encore une fois, nous n’en savons rien. Nous n’en savons rien. Ésaü préparait un bon ragoût. Pour un père affamé, cela y était peut-être pour quelque chose, mais, en réalité, nous n’en savons rien.
Au contraire, de nombreux éléments auraient dû convaincre Isaac qu’Ésaü n’était pas un bon choix. De nombreux éléments auraient dû lui montrer qu’il ne devait pas agir ainsi avec Ésaü. Entre autres choses, la semaine dernière, lorsque nous avons vu qu’Ésaü s’était fait voler son droit d’aînesse par son frère, cela lui était égal. Pour ainsi dire, il ne se souciait pas du droit d’aînesse. Les promesses de Dieu ne trouvaient aucun écho en lui. Cela lui importait si peu qu’il était prêt à échanger son droit d’aînesse contre du potage. Il s’en souciait si peu que son père aurait dû s’en apercevoir et se dire : « Peut-être, peut-être bien, que ce n’est pas le bon homme pour reprendre le flambeau.
Peut-être que celui qui méprise le droit d’aînesse, celui qui l’a échangé contre du potage, n’est pas celui qu’il faut envoyer au-devant des siècles à venir comme grand porte-étendard des promesses de Dieu. » Isaac aurait donc dû le savoir. Mais si cela ne suffisait pas, si cela ne suffisait vraiment pas, revenez seulement d’un chapitre en arrière, tout à la fin du chapitre 26. Le chapitre se termine par cette phrase, écoutez bien : lorsque Ésaü eut quarante ans — lorsqu’Ésaü eut quarante ans — il prit pour femmes Judith, fille de Béeri le Hittite, et Basemath, fille d’Élon le Hittite. Elles furent un sujet d’amertume pour Isaac et Rébecca. Vous voyez, non seulement cet homme, non seulement Ésaü avait échangé son droit d’aînesse contre un ragoût, mais lorsqu’il eut quarante ans, il alla épouser deux femmes, deux femmes hittites.
Jamais, dans l’Écriture, les Hittites ne sont présentés comme un peuple désirable, bon, moral ou vertueux. C’étaient des païens. Ésaü épouse donc deux femmes païennes et, à la fin du chapitre, nous voyons qu’Isaac et Rébecca en furent profondément affligés. Elles furent un sujet d’amertume. Ses mariages, ses femmes, furent un sujet d’amertume pour Isaac et Rébecca. Cela aurait dû être le deuxième avertissement pour Isaac. Ésaü avait rejeté le droit d’aînesse, puis il avait épousé ces femmes. « Quelle misère ! Elles sont un sujet d’amertume pour Rébecca et moi. » Isaac aurait dû comprendre qu’Ésaü n’était pas le bon choix. Alors, pour arriver aux versets suivants, permettez-moi de poser encore une fois la question : pourquoi ?
Pourquoi Isaac aurait-il donc considéré Ésaü comme la meilleure option ? Encore une fois, nous n’en savons rien. Selon la coutume, c’était généralement le fils aîné qui recevait la bénédiction du père. Dans cette culture, c’était tout à fait admis. Mais ce n’était pas vraiment la manière habituelle d’agir de Dieu. Dieu choisissait régulièrement le plus chétif de la portée. Regardez le roi David. Dieu choisissait régulièrement celui auquel personne ne se serait attendu. Mais dans leur culture, on choisissait l’aîné. On estimait qu’il méritait le droit d’aînesse du seul fait qu’il était né le premier, même lorsqu’il s’agissait de jumeaux. Apparemment, être sorti une seconde ou deux plus vite suffisait pour mériter ce droit d’aînesse.
Isaac décida donc qu’Ésaü devait le recevoir. Et puis Ésaü était un homme, un vrai. Vous vous souvenez du cow-boy Marlboro des publicités d’autrefois ? Prenez l’homme Marlboro, multipliez-le par dix, et vous obtenez Ésaü. Jacob, lui, passait son temps sous les tentes. Nous l’avons lu la semaine dernière. Il avait la peau lisse. Il n’était ni velu ni viril comme Ésaü, et ainsi de suite. Quoi qu’il en soit, le père s’était laissé convaincre que cet Ésaü, ce viril homme Marlboro, était celui qui devait reprendre le flambeau, malgré tous les éléments qui indiquaient le contraire. Il existe toutefois une autre possibilité, une autre raison possible pour laquelle Isaac n’aurait pas choisi Jacob.
La voici : Jacob était un vaurien. Jacob était un escroc. Dans ces premiers chapitres, presque tout ce que fait Jacob est mauvais. Comme nous allons le voir dans un instant, il n’hésite pas à mentir en face à son père, ni à se couvrir de peaux velues pour tromper le vieil homme. Est-il possible — est-il possible — qu’Isaac, son père, ait déjà eu affaire auparavant à ce genre de manigances de la part de Jacob ? Eh bien, probablement. Le nom même de Jacob, Yaakov, vient d’un mot hébreu qui signifie « talon » : celui qui saisit le talon. On lui avait donné ce nom parce qu’à sa naissance, Jacob avait saisi le talon de son frère aîné. Celui qui saisit le talon : voilà le nom qu’on lui avait donné.
Ce n’était pas un terme flatteur. Et au fil des années, il a continué, pour ainsi dire, à saisir le talon. Il a escroqué son frère. Il a menti à son père. Il a fait tout cela. Alors est-il possible que le vieil Isaac, en réfléchissant à celui de ses fils qui recevrait sa bénédiction, ait été prêt à passer outre les fautes d’Ésaü parce qu’il se disait : « Mon autre fils n’est qu’une vraie crapule. Mon autre fils est un vaurien » ? Je pense qu’il est tout à fait possible que ce soit la raison. Tout à fait possible. Nous n’en savons rien avec certitude. Mais ce que nous savons, c’est qu’Isaac a essayé de renverser le plan de Dieu. Et cela, c’était mal.
Voyons maintenant comment tout cela se déroule. Très bien, chapitre 27, versets 18 à 24. Jacob se rend auprès de son père et dit : « Mon père. » À ce stade, nous avançons un peu dans le récit. Jacob est maintenant en plein milieu de la ruse. Il dit : « Mon père. » Et son père lui répond : « Qui es-tu, mon fils ? » Voilà qui laisse penser qu’il n’a peut-être pas tout à fait reconnu la voix. Jacob répond à son père : « Eh bien, je suis Ésaü, ton fils aîné. » C’est étrange de ressentir le besoin de le préciser ainsi. « J’ai fait ce que tu m’as dit. Lève-toi, je te prie. Assieds-toi et mange de mon gibier, afin que ton âme me bénisse. » Au verset 20, Isaac demande à son fils : « Comment en as-tu trouvé si vite, mon fils ?
» La rapidité de cette chasse surprend Isaac. C’est comme s’il disait : « Attends un peu. Je viens à peine de t’envoyer et te voilà déjà revenu. » Alors, au verset 20, Jacob ment. Il répond : « C’est parce que l’Éternel, ton Dieu, l’a fait venir devant moi. » Oh là là ! Maintenant, il fait entrer Dieu lui-même dans son mensonge, n’est-ce pas ? Il mêle Dieu à tout cela. Il dit en substance : « Eh bien, l’Éternel, ton Dieu, a mis le gibier sur mon chemin. Voilà comment j’ai pu faire si vite. » Au verset 21, Isaac n’est toujours pas convaincu. Vous comprenez qu’il pose des questions pour vérifier ce qui se passe. Il sait qu’il ne voit plus très bien.
Alors peut-être flaire-t-il quelque chose. Au verset 21, Isaac dit à Jacob : « Approche donc, afin que je te touche, mon fils, et que je sache si tu es réellement mon fils Ésaü ou non. » Jacob s’approche alors d’Isaac, son père, et Isaac le touche. Il dit : « La voix est celle de Jacob, mais les mains sont celles d’Ésaü. » Il ne le reconnaît donc pas, parce que ses mains sont velues comme celles de son frère Ésaü. Et il le bénit. Puis il lui demande encore : « Es-tu vraiment mon fils Ésaü ? » Il pose la question plusieurs fois. « Es-tu vraiment, vraiment mon fils Ésaü ? » Et Jacob, mentant en face à son père, péchant sans vergogne, répond : « Je le suis.
» Très bien, arrêtons-nous là. Vous savez, lorsque j’étais plus jeune, certains de mes arrière-grands-parents étaient encore en vie. Et ma grand-mère, la journée, regardait presque toujours quelque chose à la télévision. Savez-vous ce qu’elle regardait ? Des soap operas, des feuilletons à l’eau de rose. Vous savez, ces soap operas comme Des jours et des vies et les autres du même genre ? Ce terme de soap opera m’a toujours laissé perplexe. Je n’y voyais ni savon ni opéra. Je ne savais pas quoi en penser. Mais je savais que c’était affreux. On y voit toutes ces pièces faiblement éclairées où de riches aristocrates restent assis dans la pénombre.
Il y a tous ces drames, et la musique monte brusquement au moment où ils prononcent leurs grandes révélations. Eh bien, ce récit-ci, on dirait vraiment l’intrigue d’un soap opera. Ce sont probablement cinq des minutes les plus chargées de péché dans la vie de quiconque dans l’Ancien Testament. Il existe sans doute d’autres exemples, mais celui-ci se classe tout en haut de la liste. Ce que Jacob fait ici, ce qu’un patriarche fait subir à un autre patriarche, c’est stupéfiant. Trois choses se passent ici, trois dimensions du drame familial se déploient dans les versets 18 à 24. Premièrement, Isaac a tourné le dos au choix de Dieu. Voilà la première faute, et c’est le pivot de tout ce qui va suivre.
Le père met ce train de transgressions en marche dès l’instant où il dit : « Je vais choisir le fils que Dieu n’a pas choisi. Je sais que Dieu a ses raisons, ses voies et sa volonté, mais moi, j’ai la situation sous les yeux. Je connais ces deux garçons. J’ai passé beaucoup de temps avec eux et je pense que papa sait mieux que personne. Alors c’est moi qui vais choisir. » Ainsi, le père, le patriarche Isaac, met le train de la transgression sur ses rails par ce qu’il fait dès le début de ces versets. Ensuite, sa femme Rébecca surprend la conversation et conclut : « Eh bien, il faut que je fasse quelque chose. » Elle élabore donc un plan pour tromper son mari.
Même si Dieu se sert du résultat, ce plan est sans aucun doute pécheur. « Trompons le vieil homme. Il n’y voit presque plus. Je vais préparer ce potage. Il n’y verra que du feu. Il ne saura pas ce qu’il mange. Et toi, couvre-toi de peaux velues, puis entre le voir. » Tout cela est pécheur, mais Rébecca s’y engage. Puis vous avez Jacob, qui ment en face à son père. Vous savez, l’un des commandements que nous retrouvons encore et encore dans la Parole de Dieu est celui-ci : honore ton père et ta mère. Honore ton père et ta mère, afin que tout aille bien pour toi. Parmi toutes les violations possibles de ce commandement, peu sont plus flagrantes que celle de Jacob, qui ment en face à son père mourant afin de voler la bénédiction de son frère.
Nous trouvons donc ici toutes sortes de péchés. Et si je le souligne, c’est parce qu’il est fascinant de voir quelle famille s’y livre. C’est la famille des patriarches. Combien d’entre vous connaissent quelqu’un qui s’appelle Abraham, Isaac ou Jacob ? Inutile de lever la main : vous êtes nombreux. Je connais déjà la réponse. Nous connaissons tous un Abraham, un Isaac ou un Jacob, n’est-ce pas ? Si, siècle après siècle après siècle, ces noms ont si souvent été donnés à des enfants, c’est dans l’espoir que ces enfants grandissent en prenant pour modèle la fidélité biblique et deviennent des personnes fidèles, vraiment fidèles. Et Rébecca ? Il en va de même pour les noms des femmes.
Lorsque nous donnons des noms bibliques à nos enfants, nous espérons généralement qu’ils deviendront des personnes fidèles. Et c’est une bonne chose. Il n’y a rien de mal à cela. La vérité, c’est que Dieu aimait Abraham, Isaac, Jacob et Rébecca. Ils lui étaient tous chers. Et pourtant, dans ce passage, ils pèchent gravement. Si vous avez déjà vu à quel point une communauté, une Église ou votre propre famille peut être brisée, vous avez peut-être regardé cette situation en vous disant : « Mais enfin, comment Dieu pourrait-il se servir de cette personne, de cette famille, de ces gens, étant donné ce qu’ils sont, étant donné ce qu’ils ont fait, et peut-être même ce qu’ils m’ont fait personnellement ?
Dieu ne peut pas se servir de personnes aussi brisées. Dieu ne peut pas se servir de cette famille. Dieu ne peut pas se servir de ces individus, de cette Église, ou de qui que ce soit dans ce genre de situation. » Eh bien, écoutez bien : si Dieu ne se servait pas de personnes brisées, de familles brisées, d’Églises brisées, d’individus brisés, s’il ne se servait pas d’eux, de qui se servirait-il ? De personne, parce qu’il ne resterait plus personne. Les hommes et les femmes de l’Écriture étaient brisés. Même les patriarches, que nous tenons en si haute estime, étaient brisés au plus haut point. Et voici pourquoi il nous est utile de le savoir.
Parfois, lorsque nous regardons notre propre vie, notre propre péché, nos propres difficultés, les difficultés de notre conjoint, les autres problèmes qui nous entourent, les problèmes de notre famille, de notre Église, de notre communauté ou de notre nation, nous sommes tentés de jeter le bébé avec l’eau du bain. Mais Dieu — Dieu agit par l’intermédiaire de personnes brisées, constamment, régulièrement, pour produire de bonnes choses. Il va jusqu’à intégrer leurs péchés à ses desseins. Vous comprenez cela ? Depuis Adam, Dieu a intégré les péchés des hommes à son plan divin, afin de se glorifier et de racheter pour lui-même un peuple. Et il ne le fait pas nécessairement au moyen de personnes, de familles ou de communautés parfaitement taillées pour réussir.
C’est précisément ce qui se passe ici. Dans une famille, il est difficile d’imaginer une situation beaucoup plus brisée que celle que nous voyons ici. Et si Dieu a bien voulu agir au sein de cette situation et par son intermédiaire, alors il veut aussi agir au cœur de tout ce qui est brisé dans ce que vous et moi traversons. Très bien. Voyons donc, voyons si cette ruse va fonctionner. En abordant les derniers versets de ce matin, regardons les versets 25 à 29. Voyons si cette ruse fonctionne. Je crois que nous en connaissons déjà l’issue, mais voyons comment les choses vont se dérouler. Versets 25 à 29. Isaac dit donc : « Approche-moi cela, et je mangerai du gibier de mon fils.
» De son fils Ésaü, bien sûr — puisqu’à ses yeux, il ne peut s’agir que d’Ésaü — « afin que mon âme te bénisse. » Jacob le lui servit, et Isaac mangea. Il lui apporta aussi du vin, et Isaac but. Puis Isaac, son père, lui dit : « Approche donc, mon fils, et embrasse-moi. » Jacob s’approcha et l’embrassa. Et lorsqu’il le fit, Isaac sentit l’odeur de ses vêtements. Voilà encore une épreuve. Il sentit l’odeur de ses vêtements et dit : « Voici, l’odeur de mon fils est comme l’odeur d’un champ que l’Éternel a béni. » Parce que Jacob portait les vêtements d’Ésaü et tout ce qui lui donnait son odeur. Verset 28 : « Que Dieu te donne… » Voici donc la bénédiction, la grande bénédiction qui se transmet.
« Que Dieu te donne de la rosée du ciel et de la graisse de la terre, du blé et du vin en abondance. » Autrement dit : que tout ce qui se trouve dans la création te soit accordé, mon fils. Verset 29 : « Que des peuples te soient soumis, et que des nations se prosternent devant toi ! Sois le maître de tes frères, et que les fils de ta mère se prosternent devant toi ! Maudit soit quiconque te maudira, et béni soit quiconque te bénira. » Vous savez, imaginez que vous rouliez sur l’autoroute I-10. Vous avancez sur l’I-10 et, tout à coup, supposons qu’un énorme trou s’ouvre dans la chaussée. Vous roulez tranquillement et, soudain, boum ! Il est juste devant vous.
Quelles possibilités vous reste-t-il à ce moment-là ? Une chose est certaine : quel qu’ait été votre projet jusque-là, il vient, sinon d’être définitivement interrompu, du moins d’être considérablement modifié. Si un effondrement de terrain s’ouvrait devant vous, sur la trajectoire que vous suiviez, à supposer que vous ayez le temps de vous arrêter, vous ne pourriez plus continuer à faire ce que, quelques instants, quelques instants seulement auparavant, vous étiez absolument résolu à faire. En quoi Dieu est-il différent ? Dieu est différent sur un point essentiel : il n’existe rien — rien dans la nature, aucun gouffre dans le cœur humain, aucun péché qui puisse être commis, aucune action, qu’elle soit juste ou mauvaise — rien de ce qui peut arriver sur la face de cette terre ne peut, de quelque manière que ce soit, arrêter ou entraver ne serait-ce qu’une nanoseconde le plan souverain de Dieu.
Tout — les choses que vous aimez dans la vie comme celles que vous n’aimez pas — fait partie d’un décret souverain qui constitue le plan de Dieu depuis le commencement même du temps. Il n’y a aucune surprise, aucun gouffre qui s’ouvre dans la providence de Dieu et qui l’oblige à faire un détour pour l’éviter. Cela dit, lorsque vous regardez ce passage, lorsque vous regardez ce qui s’est produit, lorsque vous considérez la ruse, la tromperie, tout ce qui est arrivé ici et tout ce péché, Dieu dit pourtant : « Je me servirai même de cela. » Quel fils reçoit ici la bénédiction ? Ce n’est pas une question piège. Quel fils a reçu la bénédiction dans ce passage ?
Jacob. À quel fils Dieu avait-il dit que la bénédiction reviendrait ? Jacob. Le fils dont Dieu avait déclaré qu’il serait béni est précisément celui qui a été béni. Maintenant, les choses n’auraient-elles pas été meilleures si elles s’étaient simplement déroulées comme Dieu l’avait ordonné ? Cela n’aurait-il pas été meilleur et plus facile pour tout le monde, plus facile pour cette famille, si Isaac avait simplement dit : « Vous savez, je vais faire les choses comme Dieu veut que je les fasse. Entre, Jacob. Et je suis désolé, Ésaü ; je te bénirai autrement, d’une autre manière. Mais Dieu m’a dit que ce serait Jacob. Alors allons-y, nous allons bénir Jacob » ?
Cela n’aurait-il pas été mieux ? Cela n’aurait-il pas été plus facile ? Cela n’aurait-il pas été plus juste ? Absolument. Mais ce n’est pas ce qu’Isaac a décidé de faire, et pourtant la volonté de Dieu n’a pas été mise en échec. Dieu a intégré la conduite pécheresse de toutes les personnes concernées à son dessein afin d’aboutir à une bonne fin. Mais voici l’essentiel. Je vais maintenant conclure avec cette pensée pour ce matin et l’appliquer à nos vies, à vous comme à moi. Voici l’essentiel. Vous rendez-vous compte de l’homme que nous allons découvrir en étudiant la vie de Jacob ? La semaine prochaine, nous parlerons de l’échelle de Jacob. Vous vous souvenez de ce rêve dans lequel il voit une échelle qui monte jusqu’au ciel ?
L’histoire de Jacob, c’est l’histoire d’un jeune homme qui, régulièrement et consciemment, luttait avec Dieu. Il luttait avec ce que Dieu voulait qu’il fasse. Il luttait avec le bien et le mal. Il luttait avec le péché qui habitait son cœur. Il luttait avec son penchant à saisir les autres par le talon. L’histoire de Jacob, c’est l’histoire d’un rebelle : un rebelle chez lui, un rebelle hors de chez lui. L’histoire de Jacob, c’est l’histoire d’un homme qui poursuivait sans cesse ce que Dieu ne voulait pas nécessairement pour lui. Et malgré tout cela, malgré tout cela, pas un seul instant — pas un seul instant — les décisions et les promesses de Dieu n’ont été mises en échec par le péché de Jacob.
Mais savez-vous combien, au fil des années, Jacob s’est retrouvé ensanglanté et meurtri parce qu’il s’obstinait à aller à l’encontre de la volonté de Dieu ? L’histoire de Jacob, c’est l’histoire d’un rebelle, mais d’un rebelle auquel Dieu dit : « Je t’aime. Malgré ta rébellion, je vais te sanctifier. Mais alors, qu’est-ce que tu rends les choses difficiles ! » Bien entendu, rien n’est difficile pour Dieu, mais vous comprenez ce que je veux dire. Combien de fois Dieu vous a-t-il dit ce que vous deviez faire ? Combien de fois avez-vous ouvert la Bible et déclaré : « Oui, voilà la bonne manière de vivre, voilà les bons choix à faire dans cette situation ; mais, vous savez, moi, j’ai envie de faire autre chose » ?
Combien de fois avez-vous été l’Isaac de cette histoire, ou le Jacob de cette histoire ? Combien de fois Dieu vous a-t-il fait connaître ce qu’il attend de vous dans votre foi, dans votre conduite, dans vos relations avec votre mari ou votre femme, avec vos enfants, dans votre emploi, votre vocation, votre communauté ou vos rapports avec ceux qui sont perdus ? Combien de fois vous a-t-il dit ces choses, et combien de fois les avez-vous rejetées pour nager à contre-courant de la volonté de Dieu ? Eh bien, voici l’essentiel : la volonté de Dieu ne sera pas mise en échec simplement parce que vous luttez contre elle. Mais, au bout du compte, vous en sortirez bien plus ensanglanté et bien plus meurtri pour l’avoir fait.
Vous et moi, combien de cicatrices portons-nous aujourd’hui sur le dos parce que nous nous sommes battus contre Dieu encore et encore, encore et encore ? Eh bien, voici la bonne nouvelle. S’il vous a choisi, si vous êtes son enfant, s’il dit de vous : « Tu es à moi », comme il l’a dit à Jacob, à Isaac et, avant eux, à Abraham, s’il vous a dit cela, alors la bonne nouvelle, c’est que cela, vous ne le perdrez jamais. Vous ne pourrez jamais vous arracher aux mains de votre Père céleste, qui vous tient fermement. Mais vous pouvez vous débattre contre la volonté de ce Dieu au point de vous meurtrir vous-même. Est-ce votre cas ? Traversez-vous, ou avez-vous traversé, une période de votre vie où vous avez combattu la volonté de Dieu à votre égard, combattu ce qui est juste ?
Quelqu’un qui vous est cher fait-il cela en ce moment même ? Eh bien, encore une fois, voici la bonne nouvelle. La bonne nouvelle de l’Évangile, c’est que Dieu est à l’œuvre pour sauver les rebelles. Dieu est à l’œuvre pour sauver des Jacob. Dieu est à l’œuvre pour sauver des Isaac. Dieu est à l’œuvre pour sauver des Abraham. Dieu est à l’œuvre pour sauver des hommes et des femmes comme vous et moi, en dépit de ce que nous avons été et en dépit de ce que nous avons fait. Qui que nous soyons, quoi que nous ayons fait, nous avons un Père céleste qui veut ce qu’il y a de meilleur pour nous. Et ce qu’il y a de meilleur pour nous commence, oui, commence, par notre foi en son Fils, Jésus-Christ.
Ce matin, si vous avez foi en Jésus, c’est le seul moyen par lequel vous êtes juste aux yeux de Dieu. Vous ne mériterez jamais son amour et, si vous êtes son enfant, vous ne perdrez jamais son amour. Votre relation avec le Père est indissociablement liée à votre relation avec Jésus. Ainsi, ce matin, la question qui se pose à vous est la suivante : quelle est votre relation avec Jésus ? Comme nous le disons lorsque nous présentons l’Évangile, l’Évangile comporte deux éléments. Le premier est celui-ci. Vous et moi, nous sommes pécheurs. Nous avons transgressé les lois d’un Dieu saint, et le salaire du péché, c’est la mort. Nous avons transgressé les lois de Dieu.
Nous méritons de mourir. Telle est la conséquence d’un seul péché. Et si vous pensez que ce n’est pas le cas, retournez à Genèse 3. Un seul péché a suffi à plonger toute la création dans le chaos. Vous avez péché bien plus d’une fois. Vous êtes pécheur. Dieu est saint. Vous êtes coupable devant un Dieu parfait. Qu’allez-vous faire face à cela ? Notre culture dit : « Ce que je vais faire, c’est essayer d’être meilleur que Bob, ou Steve, ou Stu, ou Frank, ou Fran, ou n’importe qui d’autre. Tant que je serai meilleur que les gens au bout de la rue, Dieu me laissera entrer. » Faux. Vous ne pouvez pas gagner votre entrée au ciel. La semaine prochaine, nous verrons que vous ne pouvez pas grimper jusqu’au ciel sur une échelle.
Au contraire, que faut-il qu’il se passe ? Il faut que Dieu descende vers vous et moi en se faisant lui-même l’échelle, afin que nous puissions monter par lui. Et c’est ce qu’il a fait dans la personne et l’œuvre de Jésus-Christ. Si le problème posé par l’Évangile est que vous et moi sommes pécheurs, alors la solution qu’annonce l’Évangile est celle-ci : Dieu a porté son regard sur les pécheurs et a résolu de les sauver en envoyant son Fils unique. Dieu a sauvé Jacob. Il a sauvé Isaac. Il a sauvé Abraham. Il a sauvé cette famille brisée. Il a sauvé cette famille de génération en génération, malgré ce qu’ils étaient. Et ce matin, sa main de salut se tend vers vous.
Ce matin, si brisée que soit votre propre vie, je... je vous exhorte à saisir sa main et à croire en son Fils. Prions.
