La Bible Expliquée · Genèse · Prédication 08

La destruction de Sodome et Gomorrhe

Genèse 18–19 · Publié 2026-01-26 · 38:43

Comment Sodome et Gomorrhe révèlent-elles à la fois la colère de Dieu et sa miséricorde ?

Le Dr Toby Holt explique la destruction de Sodome et Gomorrhe, mettant en lumière à la fois la juste colère de Dieu et sa patiente miséricorde. L’intercession d’Abraham, la délivrance de Lot et l’avertissement de Jésus appellent les pécheurs à fuir le jugement à venir et à chercher refuge en Christ.

Note éditoriale : l’article scientifique évoqué ici a été rétracté en 2025. Selon les éditeurs de la revue, ses données n’étayent pas suffisamment l’hypothèse selon laquelle une explosion aérienne aurait détruit Tall el-Hammam, dont l’identification comme la Sodome biblique reste débattue. Ces précisions ne changent pas l’argument biblique du sermon.

Questions auxquelles cet épisode répond :

  • Comment l’histoire de Sodome et Gomorrhe révèle-t-elle à la fois la colère de Dieu et sa miséricorde ?
  • Que nous enseigne l’intercession d’Abraham au sujet de la prière pour autrui ?
  • Pourquoi le long séjour de Lot à Sodome met-il en garde contre des choix guidés par le pragmatisme ?
  • Comment Jésus nous appelle-t-il à fuir le péché et à chercher refuge en lui ?

Passage principal : Genèse 18–19

Le Dr Toby Holt est président du New Geneva Theological Seminary, et ses prédications ont été téléchargées plus de 1,9 million de fois sur SermonAudio. Retrouvez davantage d’enseignement biblique verset par verset sur newgeneva.org et soutenez ce ministère sur newgeneva.org/give.

Traduit et doublé à partir du sermon original en anglais du Dr Toby Holt.

Chapitres

  1. 0:05 Une méchanceté criante qui provoque le jugement divin
  2. 1:09 Archéologie : l’article sur l’hypothèse d’une explosion aérienne, rétracté en 2025
  3. 7:09 L’intercession d’Abraham et le juste Juge de toute la terre
  4. 10:08 Le ministère d’intercession devant Dieu
  5. 11:49 La grâce et la miséricorde de Dieu au milieu de sa colère
  6. 14:20 Lot à la porte : les anges arrivent à Sodome
  7. 17:53 La dépravation totale de Sodome révélée devant la maison de Lot
  8. 19:24 Pourquoi Lot est resté : le danger du pragmatisme au détriment de la justice
  9. 23:36 La délivrance miséricordieuse de Lot et de sa famille
  10. 25:56 Le Seigneur fit pleuvoir du soufre et du feu : un jugement de sa propre main
  11. 28:09 Une éthique dépravée : quand les cultures codifient les péchés que Dieu hait
  12. 31:17 La patience, la justice et la sainteté de Dieu envers les nations
  13. 33:28 Plus de lumière, plus de responsabilité : l’avertissement de Matthieu 10
  14. 35:13 Sortez du milieu d’eux : l’appel à fuir le péché
  15. 36:41 L’Évangile, radeau de sauvetage de Dieu : la miséricorde offerte en Christ

Transcription

Sodome et Gomorrhe étaient deux villes d’une méchanceté incroyable. Commençons par là. Sodome et Gomorrhe étaient des villes incroyablement mauvaises. À cette époque, la planète comptait pourtant beaucoup de personnes mauvaises. Elle comptait beaucoup de villes mauvaises. Et cependant, d’une manière stupéfiante, la méchanceté de Sodome et Gomorrhe — leur iniquité, leurs transgressions, leur péché et leur dépravation — monta jusqu’aux narines d’un Dieu saint davantage que celle de toutes les autres villes du globe. La méchanceté de ces villes était devenue si criante que leur destruction était imminente. Dans ce texte, nous allons voir que Dieu en a assez vu et que le jugement arrive.

Cela dit, le jugement qui va venir, le jugement qui devait venir, sera aussi extrême que le péché qui l’a précédé. Du feu et du soufre descendront pour anéantir ces villes. Lorsque Dieu en aura fini avec elles, Genèse 19 dira que la fumée du pays monta comme la fumée d’une fournaise. Voilà ce qui s’est abattu sur ces villes. Avant de parler du pourquoi, du quoi, du comment et de tout le reste, permettez-moi de vous apporter quelques éléments modernes, à nous qui regardons ces événements avec le recul. L’un des avantages de notre époque, c’est que nous avons la science. Et la science n’est pas l’ennemie du christianisme. La science est l’amie du christianisme, parce que Dieu l’a établie pour instruire ses saints.

L’une des choses utiles que la science a faites, c’est de mettre au jour des lieux et des sites qui correspondent exactement au récit biblique. Des scientifiques et des archéologues ont retrouvé Sodome et Gomorrhe. Ils ont retrouvé ces villes. Et savez-vous ce qu’ils ont découvert en explorant ces lieux ? Ils ont découvert une région qui, d’une manière stupéfiante, avait été anéantie par une chaleur immense. Le problème, c’est que les scientifiques ne savent pas quoi faire de ces données et qu’ils n’adhèrent pas nécessairement à l’explication biblique. Le magazine Smithsonian, qui est une source laïque, a décrit ainsi les découvertes archéologiques.

Il a affirmé que les recherches modernes avaient conclu que ni une guerre, ni un incendie, ni un tremblement de terre ne constituaient des causes probables de cette destruction. Ce n’était donc pas un feu ordinaire. Ce n’était pas un tremblement de terre. Ce n’était pas une guerre. Rien de cela ne pouvait expliquer ce qu’ils avaient découvert en examinant les tessons de poterie, les traces de cendres et tout le reste. Note éditoriale : l’article scientifique évoqué ici a été rétracté en 2025. Selon les éditeurs de la revue, ses données n’étayent pas suffisamment l’hypothèse selon laquelle une explosion aérienne aurait détruit Tall el-Hammam, dont l’identification comme la Sodome biblique reste débattue.

Ces précisions ne changent pas l’argument biblique du sermon. Ils ont dit que ce n’était ni la guerre, ni un incendie, ni un tremblement de terre. Ces causes étaient improbables, parce qu’aucun de ces événements n’aurait pu produire une chaleur assez intense pour provoquer les fusions constatées sur le site. Les scientifiques en ont donc conclu qu’une roche venue de l’espace était l’explication la plus probable. Mais les spécialistes n’ayant trouvé aucun cratère sur le site, ils ont attribué les dégâts à une explosion atmosphérique, produite lorsqu’un météore ou une comète aurait traversé l’atmosphère à très grande vitesse. L’objet aurait explosé à environ deux miles et demi, soit près de quatre kilomètres, au-dessus de la ville, avec une puissance mille fois supérieure à celle d’une bombe atomique.

La température de l’air aurait dépassé 3 600 degrés Fahrenheit. Les vêtements et le bois se seraient immédiatement enflammés. Les épées, les lances, les briques de terre crue et les poteries auraient commencé à fondre. Presque instantanément, la ville entière aurait été en feu. Voilà donc l’explication laïque moderne : oui, assurément, quelque chose s’est produit. C’était terrible. Il y a eu du feu. Il y a eu une destruction. Et ce n’était pas une destruction ordinaire. Ce n’était pas quelqu’un qui avait craqué une allumette quelque part. Ce n’était pas un incendie criminel. C’était bien pire que cela. Alors ils ont émis une hypothèse. Ils ont dit : « Il a fallu que quelque chose tombe du ciel.

Cela ne pouvait pas avoir une cause terrestre. Quelque chose a dû venir du ciel. » Ils ont donc déclaré : « Ah, voilà ! C’était une comète, un météore ou une roche spatiale ! » Mais ils se sont alors heurtés à un problème. Quel était ce problème ? Il n’y avait aucun cratère. Ils soutiennent que la destruction fut probablement causée par quelque chose qui fonçait dans l’espace à une vitesse prodigieuse et qui a anéanti tout ce qu’il a touché, mais ils n’ont trouvé aucun cratère. Qu’ont-ils donc fait ? Comme nous venons de le lire, ils ont affirmé que cette roche spatiale, quelle qu’elle ait été, n’avait pas frappé directement Sodome et Gomorrhe.

Elle serait passée à deux miles et demi au-dessus des villes, et la vitesse, la chaleur et tous les frottements produits par sa traversée de l’atmosphère auraient suffi pour que tous ceux qui se trouvaient en dessous soient grillés et brûlés. Voilà l’explication. Cela dit, savez-vous quoi ? Ils n’ont pas davantage trouvé de cratère à deux miles et demi de là, ni nulle part ailleurs. Si cela s’était produit, il existerait quelque part une sorte de Grand Canyon à l’endroit où l’objet aurait finalement atterri. Or il n’y en a pas. Des explications, il y en a beaucoup. Beaucoup de gens proposent beaucoup d’explications différentes, mais celle-ci est l’une des plus populaires.

Et voici l’ironie : nous nous servons de la science moderne pour localiser la ville, pour l’observer, pour en explorer les vestiges, pour déterminer la chaleur, les points de fusion et tout le reste ; pourtant, nous fermons les yeux sur le récit biblique placé devant nous, celui qui explique ce qui s’est passé, et nous préférons inventer des roches spatiales alors qu’il n’existe aucun cratère. Quoi qu’il en soit, Sodome et Gomorrhe ont manifestement été détruites par quelque chose. Là-dessus, tout le monde est d’accord. Même l’athée laïque l’admet. Ces villes, cette zone et cette région ont été anéanties par quelque chose à l’époque même où le récit biblique dit que cela s’est produit.

Quelque chose les a anéanties. Et même si le monde laïque ne comprend pas ce que c’était, dans le monde biblique, nous le comprenons. Dans le monde biblique, nous disons : c’est la main de Dieu. Et peut-être, oui peut-être, s’agit-il du feu et du soufre partis de sa main vers ces villes, pour des raisons que nous allons maintenant examiner. Regardons les versets 22 à 26. Une fois encore, afin d’avancer dans un temps raisonnable, je vais devoir parcourir certains passages choisis de ce texte. Mais commençons par chercher à comprendre pourquoi cela s’est produit et ce qui s’est réellement passé. Abraham dit : « Feras-tu aussi périr le juste avec le méchant ?

Peut-être y a-t-il cinquante justes au milieu de la ville : les feras-tu aussi périr, et ne pardonneras-tu pas à la ville à cause des cinquante justes qui sont au milieu d’elle ? Loin de toi d’agir de cette manière, de faire mourir le juste avec le méchant, en sorte qu’il en soit du juste comme du méchant ! Loin de toi ! Celui qui juge toute la terre n’exercera-t-il pas la justice ? » C’est ce que nous lisons en Genèse 18.23-25, dans la version anglaise utilisée pour ce sermon. Commençons donc par les versets 22 à 26, lorsque Dieu projette de détruire ces villes et qu’Abraham commence à raisonner avec lui. Le verset 22 dit : « Les hommes s’éloignèrent, et allèrent vers Sodome.

Mais Abraham se tint encore en présence de l’Éternel. » Abraham s’approcha et dit : « Feras-tu aussi périr le juste avec le méchant ? Peut-être y a-t-il cinquante justes dans la ville. Feras-tu aussi périr la ville, sans lui pardonner à cause des cinquante justes qui s’y trouvent ? Loin de toi de faire une chose pareille, de faire mourir le juste avec le méchant, en sorte qu’il en soit du juste comme du méchant ! Loin de toi ! Celui qui juge toute la terre n’exercera-t-il pas la justice ? » Alors l’Éternel répondit : « Si je trouve dans Sodome cinquante justes au milieu de la ville, je pardonnerai à toute la ville à cause d’eux. » Très bien, arrêtons-nous là.

Nous avons déjà établi que Sodome et Gomorrhe étaient désespérément mauvaises. Remarquez qu’Abraham n’essaie pas de contester ce fait. Il ne demande pas : « Pourquoi elles ? » Il sait exactement pourquoi elles. Sodome et Gomorrhe étaient désespérément mauvaises. Nous associons tous les péchés de cette région à l’homosexualité, parce que c’est ainsi qu’on les comprend habituellement, et cette compréhension est assurément exacte. Le récit même du texte d’aujourd’hui nous montre que c’était l’un des péchés dont ces villes étaient coupables. Mais ce n’était pas le seul. Si vous lisez le livre d’Ézéchiel, vous y découvrirez certaines des autres choses dont elles étaient coupables, et la liste couvre tout.

Si l’on pouvait se rendre coupable de quelque chose sous le soleil, les habitants de Sodome s’en rendaient coupables au plus haut degré. Dans Ézéchiel, nous voyons qu’ils commettaient toutes sortes de fautes. Ils n’étaient pas seulement dépravés sexuellement ; ils l’étaient de toutes sortes de manières. Ainsi, lorsque Dieu dit : « Je vais m’occuper de ce peuple ; le châtiment arrive », Abraham ne prétend pas qu’ils ne le méritent pas. Ce qu’il dit, en revanche, c’est qu’il doit sûrement y avoir quelques justes dans Sodome et Gomorrhe. Et il demande : « Dieu, tu ne vas pas détruire les deux groupes en même temps, n’est-ce pas ? Tu dois au moins épargner la ville s’il s’y trouve, disons, cinquante justes.

» Et Dieu lui répond que oui, en effet. Abraham intercède auprès de Dieu, et Dieu a certainement aimé cela. Dieu aime l’intercession. Dieu aime vraiment que nous intercédions les uns pour les autres. Dieu aime que nous priions les uns pour les autres. Dieu aime que nous intervenions pour défendre la cause les uns des autres. C’est pourquoi certains des plus grands héros du récit biblique furent des intercesseurs. Moïse en est un exemple. David, Paul et, bien entendu, Abraham furent des intercesseurs devant Dieu. Tous les prophètes furent des intercesseurs. Quoi qu’il en soit, Abraham dit en substance : « Tu ne vas tout de même pas détruire la ville s’il s’y trouve au moins cinquante justes, n’est-ce pas ?

» Et Dieu répond : « Entendu. Entendu. » Dieu répond à cette intercession, et c’est absolument merveilleux, absolument fascinant. Imaginez toutes les fois où vous pouvez intercéder pour ceux que vous aimez, pour les personnes qui font partie de votre vie et pour les situations que vous traversez. Et Dieu dira : « Très bien, je t’entends. » Dans ce cas précis, il dit : « Je t’entends. S’il y en a quarante-cinq, s’il y en a quarante, s’il y en a trente, s’il y en a vingt — souvenez-vous qu’ils poursuivent ce dialogue — je ne détruirai pas la ville. » Voyez aussi la hardiesse d’Abraham. Il sait à qui il s’adresse. Il sait que c’est Yahvé. C’est l’Éternel.

C’est Adonaï, comme il a été appelé plus tôt dans le texte. Abraham sait qui il est. Il lui dit donc : « S’il te plaît, ne t’irrite pas. Ne te mets pas en colère contre moi. Mais je dois le dire : Sodome et Gomorrhe doivent bien compter au moins vingt justes, n’est-ce pas ? Il doit bien y en avoir au moins dix. » Et regardez la miséricorde de Dieu. Lorsque vous lisez l’histoire de Sodome et Gomorrhe, vous pensez à la colère de Dieu. Et vous avez raison. La colère est bien présente ici. Mais il y a aussi une miséricorde incroyable. Premièrement, il y a de la miséricorde parce que Dieu a attendu si longtemps avant d’intervenir contre ces gens. Il a usé de patience et de retenue tandis que leur péché et leur puanteur montaient jusqu’à ses narines.

Il a fait preuve de patience et de miséricorde envers eux. Il manifeste aussi ici patience et miséricorde envers Abraham, pendant qu’Abraham intercède. Dieu va même jusqu’à dire : « Très bien, même s’il n’y en a que dix, même s’il n’y en a que dix, je retiendrai le jugement. » Dans ce texte, nous ne voyons pas seulement la colère de Dieu ; nous voyons également sa grâce et sa miséricorde. Elles sont présentes tout au long de Genèse 18 et de Genèse 19. Ce qui est intéressant, toutefois, c’est qu’Abraham s’arrête lorsqu’il arrive au nombre de dix. Pourquoi s’est-il arrêté ? Peut-être s’est-il gratté la tête en se disant : « Voyons, cette famille-là, je la connais.

» Il faisait probablement ses calculs mentalement : « Je retiens un… Il doit bien y avoir Bob, Frank, Stu et Fred. Combien cela en fait-il ? » Dans son esprit, il comptait probablement au moins dix personnes qu’il estimait à moitié justes, n’est-ce pas ? Pseudo-justes, plus ou moins justes. Arrivé à dix, il se dit donc : « Nous devons en avoir assez. Il doit y en avoir au moins dix là-bas. » Les spécialistes et les théologiens se demandent ce qui se serait passé s’il avait proposé cinq. En vérité, nous n’en savons rien. Il ne l’a pas fait. Il est descendu jusqu’à un nombre qui lui paraissait rassurant. Lorsque Abraham quitta les lieux, qu’attendait-il, selon vous, pour Sodome et Gomorrhe ?

Il pensait que tout irait bien, n’est-ce pas ? Il a dû repartir en se disant : « Mon Dieu, j’ai intercédé en leur faveur. Ils m’en doivent une ! Je me suis tourné vers Dieu en disant : Ne fais pas cela. Même s’il n’y en a que dix… Ils doivent sûrement en avoir dix. » Il était probablement assez à l’aise, assez confiant : il devait bien y avoir au moins dix personnes dans la ville. Il connaissait pourtant leur réputation. Il savait qu’il s’agissait d’une bande affreuse et perverse, mais il se disait qu’il devait bien y en avoir au moins dix. Quoi qu’il en soit, il s’arrêta à dix, puis quitta les lieux. Regardons maintenant le début de Genèse 19 pour voir ce qui se passe.

Les deux anges, les deux anges qui s’étaient tenus là avec Yahvé, avec Adonaï, arrivèrent à Sodome sur le soir. Le Christ préincarné est donc parti, et les deux anges sont envoyés en mission. Au verset 1, ils arrivent à Sodome dans la soirée, et Lot est assis à la porte de Sodome. Pourquoi Lot était-il assis à la porte de Sodome ? Parce que c’est là que siégeaient tous les gens influents. Si vous étiez une personnalité en vue, vous vouliez que les gens vous voient et vous vouliez voir les autres ; alors vous vous asseyiez à la porte. C’était un peu comme si le Rotary Club se réunissait à la porte de la ville. Les dirigeants de la cité siégeaient là.

Voilà donc ce que nous trouvons au verset 1 : Lot est assis à la porte de Sodome. Lorsqu’il vit les deux anges, il se leva pour aller à leur rencontre et se prosterna la face contre terre. Il leur dit : « Voici, mes seigneurs, entrez, je vous prie, dans la maison de votre serviteur, et passez-y la nuit ; lavez-vous les pieds, puis vous vous lèverez de bon matin et vous poursuivrez votre route. » Arrêtons-nous un instant. Ces deux hommes arrivent. Ce sont des anges, mais rien n’indique encore que Lot sache qu’ils sont des anges. Il voit simplement ces étrangers entrer dans la ville. Ces hommes marchent tranquillement vers la ville, et Lot se dit : « Oh non !

Ils ne savent pas où ils sont arrivés. Ils ne savent pas ce qui les attend ici. Venez, venez, venez ! » Il les prend donc à part. Il leur dit : « Venez, je vais vous ramener chez moi. Je vais vous conduire dans ma maison. Nous allons vous installer. Personne ne vous verra. Nous allons vous faire entrer, puis, le matin, avant le lever du jour, nous vous laisserons repartir. » Lot sait manifestement que ces hommes sont en danger. Dès qu’il les voit, il comprend que les choses vont mal tourner, parce qu’il connaît sa communauté. Il sait ce que cette communauté a l’habitude de faire aux gens qui entrent simplement dans la ville. Rien ne donne à penser que c’était la première fois que ses habitants agissaient avec une telle dépravation.

Lot savait ce qui attendait ces hommes. Il leur dit donc : « Entrez dans la maison de votre serviteur, passez-y la nuit et lavez-vous les pieds. Demain, vous vous lèverez tôt et vous poursuivrez votre route. Il faut que vous sortiez d’ici. » Mais ils lui répondent au verset 2 : « Non, nous passerons la nuit sur la place. » Mon Dieu ! Lot a dû ouvrir de grands yeux et se dire : « Vous plaisantez ! » Il a dû répondre : « Non ! De toutes les choses que vous ne pouvez pas faire, de toutes les choses que vous ne pouvez absolument pas faire… Vous feriez mieux de vous cacher sous un genêt, dans une tente, n’importe où. Allez quelque part. Si vous allez sur la place de la ville, c’est fini.

C’est fini. » Ils lui disent pourtant qu’ils pensent passer la nuit sur la place. Mais, au verset 3, Lot insista fortement. Vous imaginez bien qu’il insista fortement. Alors ils vinrent chez lui et entrèrent dans sa maison. Lot était catégorique : « Vous ne pouvez pas faire ce que vous envisagez de faire. Cela va très mal se passer. Il faut que vous veniez avec moi. » Ils entrèrent donc chez lui. Puis il leur donna un festin, fit cuire des pains sans levain, et ils mangèrent. C’est la deuxième fois, en l’espace d’un chapitre et demi, que des anges mangent. C’est intéressant. L’une des conclusions que j’en tire, c’est qu’il y aura, je pense, de la nourriture au ciel.

Verset 4 : avant qu’ils se couchent, les hommes de la ville, les hommes de Sodome… Remarquez que le texte répète ces mots. Avant qu’ils se couchent, le crépuscule est tombé. La nuit arrive. L’obscurité s’installe, et tous les individus inquiétants et pervers de Sodome sortent. C’est exactement ce qui s’est produit. Le texte dit : « Les hommes de la ville, les hommes de Sodome… » Il le répète deux fois afin que vous ne perdiez pas de vue les sujets dont il parle. « Les hommes de la ville, les hommes de Sodome, depuis les enfants jusqu’aux vieillards, tout le peuple de tous les quartiers, entourèrent la maison. Ils appelèrent Lot et lui dirent : Où sont les hommes qui sont entrés chez toi cette nuit ?

Fais-les sortir vers nous, pour que nous les connaissions charnellement. » Très bien, arrêtons-nous là. Indépendamment de ce que vous pensez du péché sous-jacent lui-même, nous voyons ici que littéralement tous les hommes de la ville se sont présentés pour y prendre part. Ce n’était pas seulement un homme, vous savez, le type qui dévisage toujours les gens d’une manière malsaine. Il ne s’agissait pas d’un seul, de deux ou même de cinq hommes. Tous les hommes de la ville se présentèrent. Les jeunes hommes, les vieillards : ils étaient tous là, au verset 4. Ils se rendent à la maison de Lot et disent : « Nous savons qu’ils sont là. Nous savons qu’ils sont là.

Fais-les sortir, parce que nous voulons les connaître charnellement. » Cela signifie exactement ce que cela signifie. Permettez-moi maintenant de prendre un peu de recul. L’une des questions qui me traversent l’esprit, lorsque je pense à Lot, c’est celle-ci : mais que diable Lot fait-il dans cet endroit ? Lot n’est pas l’homme le plus juste de toute la terre, mais il est tout de même assez juste. Sur ce plan, il se situe assurément bien au-dessus d’eux. Il connaît la différence entre lui-même et eux. Que fait-il ici ? Pourquoi se trouve-t-il dans cette ville ? Il y est arrivé au fil de plusieurs étapes. Dans Genèse 13, Abraham et lui regardaient différentes régions.

Lot porta ses regards vers Sodome et choisit cette zone générale. Dans Genèse 14, il s’installa à Sodome. Et lorsque nous arrivons à Genèse 19, il est devenu un dirigeant de la cité de Sodome. Ne savait-il pas que l’endroit était mauvais ? Bien sûr qu’il le savait. Nous le savons par le texte que nous lisons, mais aussi parce que, si vous consultez 2 Pierre 2.7 et 8, le Nouveau Testament revient sur l’Ancien Testament et parle de Lot. Il dit que l’âme de Lot était tourmentée par sa vie à Sodome. L’âme de Lot était tourmentée. Lot connaissait la culture. Il connaissait les habitants. Il connaissait leurs péchés. Il le savait. Il le savait. Il le savait.

La question est donc la suivante : que faisait-il là ? Pourquoi est-il resté dans cet endroit alors qu’il en connaissait la nature ? Il savait aussi que la nature de cet endroit finirait inévitablement par infiltrer et affecter sa propre famille, ce qui s’est produit, ce qui s’est produit. Nous pourrons peut-être expliquer cela à une autre occasion. Je vais en dire un peu plus aujourd’hui. Mais la question demeure : pourquoi est-il resté ? Je n’en sais rien, mais je vais formuler une hypothèse. Et je pense que c’est une hypothèse raisonnable. Nous pouvons supposer qu’il est resté pour des raisons pragmatiques. Il avait de l’argent et un certain pouvoir.

Il était un dirigeant de la cité. Des considérations politiques et pratiques entraient en jeu. Sa famille avait grandi là. Il est difficile de quitter un endroit que tout le monde connaît et où tout le monde se sent à l’aise. Sa femme appréciait certainement la région davantage que lui. Nous le savons parce que, même après que les anges lui eurent expressément dit de ne pas regarder en arrière lors de leur départ, elle ne put s’en empêcher. La femme de Lot éprouvait une certaine affection pour cette région, et cela était probablement vrai du reste de sa famille. Dieu seul sait pourquoi. Quoi qu’il en soit, il leur paraissait peut-être trop difficile de recommencer ailleurs.

Il existait probablement toutes sortes de raisons pratiques. Chaque fois que Lot se disait : « Il faut que je quitte cet endroit. Cette ville n’est vraiment que péché. Il faut que je parte », chaque fois qu’il y pensait, il ne le faisait pas. Et c’était probablement pour des raisons pratiques. La leçon à en tirer, c’est qu’il ne faut pas fonder les choix de sa vie sur le pragmatisme. Faites ce qui est juste. Prenez soin de vous et de votre famille en faisant ce qui est juste, quel que soit le milieu ou quelles que soient les circonstances où vous vous trouvez. Quoi qu’il en soit, Lot est resté là, et c’était une mauvaise idée. En temps voulu, cette région devint si mauvaise que nous voyons, aux versets 1 à 5, deux anges arriver avec l’intention de la détruire.

Et bien entendu, lorsque les anges arrivent, les habitants de la communauté les traitent très mal. Il fut un temps où, lorsque vous arriviez dans une ville… Je vais révéler mon âge, mais certains ici, plus âgés que moi, s’en souviendront sans doute encore mieux. Quelqu’un se rappelle-t-il ce qu’était un comité d’accueil ? Vous emménagiez dans une ville, et quelques gentilles dames âgées arrivaient avec un panier rempli de bons de réduction et d’autres choses. Elles vous disaient : « Bienvenue dans notre ville. Prenez donc un muffin ! » Voilà ce qu’était le comité d’accueil. Eh bien, ce n’est pas le genre d’accueil qu’ont reçu ces deux anges. Au contraire, ils furent immédiatement poursuivis par des individus qui désiraient avoir avec eux des relations charnelles.

Très bien, avançons maintenant jusqu’aux versets 15 à 17. Le matin se leva. Pendant la nuit, les anges avaient protégé la famille. Ils les avaient gardés sains et saufs. Ils avaient frappé d’aveuglement tous les pervers qui se trouvaient devant la porte. Lorsque le matin se leva, les anges pressèrent Lot de partir. Ils lui dirent de se hâter. Cette fois, ce sont eux qui se montrent insistants envers Lot. Ils lui disent : « Lève-toi, prends ta femme et tes deux filles qui se trouvent ici, de peur que tu ne périsses dans le châtiment de la ville. » Et comme il tardait, les hommes saisirent par la main Lot, sa femme et ses deux filles, parce que l’Éternel avait compassion de lui.

Ils les firent sortir et les laissèrent hors de la ville. Lot a quelque peu tardé. Il n’a pas agi avec la rapidité nécessaire. Peut-être était-il difficile, même pour Lot, de tout abandonner. Il est difficile pour tout le monde de lâcher prise. Les anges lui disent alors : « Non, donne-moi ta main. Nous sortons d’ici. » Voilà ce qui se passe au verset 16. Au verset 17, après les avoir fait sortir, l’un des anges dit : « Sauve-toi, pour ta vie ! Ne regarde pas derrière toi et ne t’arrête pas dans toute la plaine. Sauve-toi vers la montagne, de peur que tu ne périsses. » Pendant la nuit, les anges s’étaient protégés eux-mêmes et avaient protégé la famille.

Ils avaient le pouvoir et la volonté de le faire. C’étaient des anges. Ils les ont donc protégés. Et dès que paraît la lumière du matin, les anges les escortent rapidement hors de la ville. Ils leur disent : « Il est temps de partir. Laissez vos affaires. Nous sortons d’ici. Et une fois dehors, nous ne regarderons pas en arrière. Vous ne devez pas regarder en arrière. » Vous ne devez pas regarder la ville derrière vous. Vous ne devez pas soupirer après la ville. Vous ne devez pas rester dans ses environs. Gagnez la montagne. Éloignez-vous, parce que ce qui va se produire ici sera une destruction de grande ampleur. Cela dit, et nous n’avons pas le temps de nous y attarder, la femme de Lot n’obéit manifestement pas à cette instruction.

Peut-être s’identifie-t-elle trop à la ville. Elle finit par se retourner et devient une statue de sel. Voyons ce qui s’est passé, puis considérons brièvement le reste de cette destruction. Nous lisons en Genèse 19.24-26, dans la version anglaise utilisée pour ce sermon : « Alors l’Éternel fit pleuvoir du ciel sur Sodome et sur Gomorrhe du soufre et du feu, de la part de l’Éternel. Il détruisit ces villes, toute la plaine et tous les habitants des villes, et les plantes de la terre. La femme de Lot regarda en arrière, et elle devint une statue de sel. » Regardons les versets 24 à 28. Au verset 24, l’Éternel fit pleuvoir du soufre et du feu sur Sodome et Gomorrhe, de la part de l’Éternel, du haut des cieux.

Il ne s’agissait pas simplement d’une roche spatiale passée là par hasard. Cela venait de l’Éternel. L’Éternel a fait pleuvoir le jugement. Le verset 24 lui en attribue deux fois la responsabilité : « L’Éternel fit pleuvoir du soufre et du feu sur Sodome et Gomorrhe, de la part de l’Éternel, du haut des cieux. » Il détruisit donc ces villes. Une fois encore, le texte lui en attribue la responsabilité : c’est l’œuvre de Dieu. Il détruisit ces villes, toute la plaine, tous les habitants des villes et les plantes de la terre. Mais la femme de Lot regarda en arrière, et elle devint une statue de sel. Au verset 27, Abraham se leva de bon matin et se rendit à l’endroit où il s’était tenu devant l’Éternel.

Abraham se leva donc. Il avait probablement entendu des grondements pendant la nuit ou au petit matin, et il se demanda : « Très bien, qu’est-ce qui se passe ? » Au verset 29, il porta ses regards vers Sodome et Gomorrhe et sur tout le territoire de la plaine. Il vit monter de la terre une fumée, comme la fumée d’une fournaise. Abraham se leva avec, sans doute, le pressentiment de ce qu’il allait voir. Et ce qu’il vit fut une destruction de grande ampleur. La fumée qu’il vit s’élever ne venait pas d’une seule cheminée ni d’un seul incendie. La fumée de toute la région était si épaisse, si immense, qu’elle montait vers les cieux comme la fumée d’une fournaise.

Alors que nous approchons de la fin de ce survol de cette partie du texte, je réfléchis un peu aux habitants de Sodome et de Gomorrhe. Savez-vous que ces gens, les habitants de Sodome, avaient une éthique ? Même les païens ont une éthique. Les cultures idolâtres ont eu une éthique. Même les personnes les plus répugnantes et les plus dépravées de la terre ont encore une éthique. Quel est donc le problème ? Leur éthique est l’antithèse de celle de Dieu. Dieu dit : « Je t’ai formé dans le sein maternel. » Dieu dit : « Tu es fait à mon image. » Dieu dit que chaque homme, chaque femme, chaque enfant et chaque nourrisson sont créés à son image et pour son dessein.

L’humanité regarde cela et répond : « Pas vraiment. » Elle regarde la même situation, un enfant dans le sein de sa mère, et n’y voit aucune valeur. Voilà comment nous en arrivons à avoir des usines à avortements et d’autres choses semblables. Je choisis ici un péché en particulier, mais je le choisis pour illustrer mon propos. Ceux qui soutiennent une telle chose ont une éthique. Ils pensent que ce qu’ils font est bon. Ils pensent que ce qu’ils font est noble. Ils pensent que ce qu’ils font est juste. En fait, ils emploient constamment le mot « droits » — droits, droits, droits, droits — pour le promouvoir, bien qu’il s’agisse de l’un des maux les plus graves et les plus criants qui se soient jamais produits sous le soleil.

Le péché de l’avortement est aussi répandu que n’importe quelle atrocité jamais commise sur cette terre. Cela dit, ceux qui le poursuivent ont une éthique, tout comme les habitants de Sodome avaient une éthique. Les habitants de Sodome estimaient acceptables les choses qu’ils faisaient. Pourquoi ? Parce qu’ils l’avaient décidé. Ils disaient : « Ce que nous poursuivons est bon, juste et convenable. » Pourquoi ? « Parce que c’est ce que nous voulons faire. » Les cultures dépravées définissent toujours leurs règles et leurs lois en fonction de leurs désirs, et non de la volonté d’un Dieu transcendant. En fait, elles prennent la volonté du Dieu transcendant, elles la cachent et l’ensevelissent.

Elles disent : « Nous n’en voulons pas. » Elles la relèguent sur les étagères et dans les poubelles de l’histoire. Puis elles continuent leur marche en se croyant progressistes, alors même qu’elles embrassent les choses mêmes que Dieu hait. Les habitants de Sodome et de Gomorrhe avaient une éthique. Ce n’était pas simplement une bande d’individus inquiétants sortis de Rikers Island qui cédaient à toutes leurs impulsions pécheresses. Ils avaient codifié leurs péchés. Vous ne pensez pas qu’ils l’avaient fait ? Nous codifions les nôtres. Nous légiférons sur les nôtres. Historiquement, nous l’avons fait. Quoi qu’il en soit, ils avaient une éthique.

Mais c’était une éthique que Dieu haïssait. C’était l’antithèse de ce qu’il leur avait ordonné de faire. Cela dit, Dieu a-t-il été patient envers Sodome et Gomorrhe ? Oh oui, absolument. Absolument. Elles méritaient à mille pour cent que sa botte étincelante descende du ciel et les écrase. Sans aucun doute. Et pourtant, et pourtant, il a fait preuve de patience. Il fut miséricordieux et lent à la colère. Même s’il n’y avait eu que dix justes, il était disposé à retenir son jugement. Voilà la miséricorde. Encore une fois, lorsque vous lisez l’histoire de Sodome et Gomorrhe, vous pensez à la colère de Dieu. Oui, la colère de Dieu est bien là. Mais sa miséricorde l’est également : cette bonté par laquelle Dieu permet, ou du moins supporte volontairement, le genre d’absurdités qui régnaient dans cette culture, ou qui règnent d’ailleurs dans la nôtre.

Dieu est patient, mais il est aussi persévérant, et il appelle une culture à sortir du péché. Il appelle une culture à sortir de l’iniquité. Il appelle une culture à sortir de la sodomie. Il appelle une culture à sortir de l’avortement. Il appelle les cultures à sortir de ces choses. Il envoie sa Parole comme l’un des principaux moyens de nous apprendre à vivre dans la droiture. Et lorsque les cultures finissent par répondre : « Ce n’est pas pour moi. Très peu pour moi », il s’occupe d’elles. Aucun empire, aucun empire au fil des siècles, en remontant six mille ans en arrière, n’a duré terriblement longtemps. Ils ont tous été renversés dans un délai relativement court, si l’on considère l’ensemble de l’histoire.

Et, lorsque cela s’est produit au cours de l’histoire, ce renversement relevait souvent du décret de Dieu : il manifestait sa volonté et son jugement contre ces empires. Nous l’avons vu lorsque nous avons étudié Noé et le déluge, il n’y a pas si longtemps. Nous l’avons vu avec la tour de Babel. Nous ne sommes encore que dans les premiers chapitres de la Genèse, et cela s’est déjà produit plusieurs fois. Dieu est-il donc patient ? Dieu est-il miséricordieux ? Oui, oui et encore oui. Mais il est aussi juste. Il est aussi saint. Et s’il est juste et saint, alors il doit traiter le mal. Ne soyez donc pas surpris lorsqu’il le fait. Au temps fixé par Dieu, il traitera jusqu’à la dernière parcelle de méchanceté.

Et quant à ceux d’entre nous qui regardent les siècles passés et disent : « Ce qu’il a fait là-bas était vraiment terrible. Il ne peut rien y avoir de pire », vous le pensez vraiment ? Jésus dit en Matthieu 10.15, dans la version anglaise utilisée pour ce sermon : « Je vous le dis en vérité : au jour du jugement, le pays de Sodome et Gomorrhe sera traité moins rigoureusement que cette ville-là. » Vous avez tort. Permettez-moi de conclure ce matin par un passage de Matthieu 10. Dans Matthieu 10, Jésus parle à ses disciples. Il les envoie avec l’Évangile dans un monde déchu, et certaines villes vont les rejeter. Que leur dit-il ? Il leur dit : « Si quelqu’un, dans l’une de ces villes ou l’un de ces villages d’Israël, ne veut pas vous recevoir, secouez la poussière de vos pieds lorsque vous quitterez cette maison ou cette ville.

Je vous le dis en vérité : au jour du jugement, le pays de Sodome et Gomorrhe sera traité moins rigoureusement que cette ville-là. » Sodome et Gomorrhe n’avaient pas reçu un dixième, pas même un centième de la lumière que vous et moi, ainsi que notre culture, avons reçue au sujet de l’Évangile. Sodome et Gomorrhe étaient Sodome et Gomorrhe. Elles étaient pécheresses, répugnantes, odieuses, dépravées et tout ce que vous voudrez. Tout cela est vrai. Et pourtant, elles n’avaient pas reçu la moindre parcelle du degré de révélation que notre culture a reçu, ou que les cultures d’Israël avaient reçu, ou que possédaient les lieux où Jésus lui-même avait posé les pieds.

Les cultures, les nations et les lieux qui ont reçu la plus grande révélation de l’identité de Dieu, de la nature de l’Évangile, ainsi que de la personne et de l’œuvre de Jésus-Christ, seront tenus davantage responsables de leurs péchés au jour du jugement, et non moins responsables. Davantage responsables. Qu’est-ce que cela signifie pour nous ? Premièrement, sortez du milieu d’eux. Cessez de vous accommoder du monde. Cessez de vous accommoder du mal. Cessez de vous lier à la dépravation présente dans notre culture et à notre époque. Sortez du milieu d’eux. Cela ne signifie pas nécessairement que vous devez quitter le sud du Mississippi pour aller vous réfugier ailleurs, parce que, en ce moment, tout est assez corrompu un peu partout.

Mais il existe des milieux, des circonstances, des relations et des endroits où nous pouvons ressembler à Lot : rester assis là, tout accepter, nouer toutes les relations possibles — ce qui, soit dit en passant, n’était pas à son honneur. Ou bien nous pouvons dire : « Il est temps que je me sépare de cette circonstance, de cette relation, de cette profession ou de quoi que ce soit d’autre, si cela contribue aux péchés plus graves que Dieu hait. » Nous devons tous, sinon maintenant, du moins à un moment ou à un autre, prendre des décisions où les circonstances nous obligent à choisir entre faire ce qui est juste et ce que Dieu aime, ou faire la paix avec un monde déchu.

Vous savez ce qu’il faut faire. La question est la suivante : lorsque viendra l’heure du choix, le ferons-nous ? C’est en partie pour cette raison que nous étudions des chapitres comme celui-ci. Ce sont sans aucun doute des chapitres difficiles de l’Écriture, des chapitres éprouvants. Voilà pourquoi nous les étudions : pour comprendre la haine que Dieu éprouve envers le péché et pour pouvoir dire : « Je n’y prendrai aucune part. » J’ai dit que je conclurais par cette pensée. La bonne nouvelle pour Sodome et Gomorrhe, pour Gulfport, pour Las Vegas et pour chaque endroit du globe aujourd’hui, c’est que Dieu est encore miséricordieux. Quel que soit le jugement qui puisse s’abattre à l’avenir, il ne s’est pas encore abattu à 11 h 04, ce dimanche matin.

En ce moment même, Dieu fait encore preuve de miséricorde envers notre nation, notre culture, notre communauté et notre monde. Il est encore miséricordieux. Il continue d’envoyer sa Parole. Il continue d’envoyer son Évangile. Il continue de sauver des hommes et des femmes. Il continue d’envoyer une arche, une arche accomplie dans la personne et l’œuvre de Jésus-Christ. Il envoie une arche et dit : « Montez à bord et vous serez épargnés de la colère qui sera déversée. » Il continue de sauver. Si nous regardons ce texte et y voyons sa colère, tant mieux : elle s’y trouve. Mais sa grâce s’y trouve aussi. Sa miséricorde s’y trouve aussi. Et nous y trouvons aussi cette promesse : nous qui avons péché, même si nous avons péché d’une manière criante, même si nous avons fait toutes sortes de mauvaises choses et très peu de choses justes, même si nous avons derrière nous le parcours le plus brisé qui soit, si nous choisissons aujourd’hui de placer notre foi en Jésus-Christ, en son identité et en ce qu’il a accompli au Calvaire, voilà le seul moyen qui nous sépare pour toujours de tout cela, de tout ce que nous avons fait et de la colère de Dieu que cela mérite.

Ce matin, si nous sommes convaincus de péché et que nous en ressentons le poids, tant mieux : cela se trouve dans le texte. Nous devons, dans une certaine mesure, être convaincus de péché. Mais il y a aussi cette bonne nouvelle : en ce moment même, Dieu tend encore sa main vers vous, vers moi et vers tout ce monde déchu en disant : « Venez à moi. Vous trouverez le pardon, vous trouverez le repos et vous trouverez la paix auprès de celui que vous avez offensé. » L’Évangile est le radeau de sauvetage de Dieu. Choisissez aujourd’hui de monter à bord. Prions.

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